IPI Sorbonne Université Actualités académiques Quelles sont les formations les plus en tension en ce moment ?

Quelles sont les formations les plus en tension en ce moment ?

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Face à la pénurie de candidats dans certains secteurs, comment identifier les formations en tension qui offrent des débouchés stables et des opportunités de reconversion ? Cet article explore les métiers les plus recherchés en santé, bâtiment-travaux publics, informatique, ou encore agriculture, en détaillant les parcours de formation accessibles et les compétences clés pour répondre aux besoins du marché. Découvrez des secteurs dynamiques, des cursus adaptés à différents profils et des pistes concrètes pour aligner vos choix professionnels sur les réalités de l’emploi en 2025.

Formations en santé : des besoins criants face au vieillissement

Le vieillissement de la population accentue les tensions dans le secteur sanitaire et médico-social. Les établissements peinent à recruter infirmiers, aides-soignants et professionnels de l’accompagnement. Conditions de travail difficiles et manque de reconnaissance expliquent cette pénurie.

Les formations d’aides à domicile incluent le DEAES, le TP ADVF et la MC AD. Elles permettent d’acquérir des compétences en assistance quotidienne. Le CAPa SAPVER complète les parcours en milieu rural, avec un taux d’insertion élevé.

Diplôme/FormationsDurée de formationTaux d’insertion professionnelle
Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES)6 à 12 moisJusqu’à 71% des diplômés en emploi
Titre Professionnel Assistant(e) de Vie aux Familles (TP ADVF)Variable selon le niveau d’expérienceInsertion professionnelle facilitée
Mention Complémentaire Aide à Domicile (MC AD)Spécialisation post-diplômeRenforcement des compétences employabilité
CAP Agricole Services aux Personnes et Vente en Milieu Rural (CAPa SAPVER)2 ansAdapté aux contextes ruraux
Source : Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles – Données 2024

Les formations paramédicales exigent un diplôme d’État et un parcours sélectif. L’admission se fait via Parcoursup, avec dossier et entretien. Malgré les débouchés, le taux d’abandon reste élevé, accentuant la tension.

La réforme des études médicales a supprimé le numerus clausus en 2020. Les filières PASS et L.AS remplacent l’ancien système. Les réformes récentes des cursus à la Sorbonne incluent des adaptations pour accélérer la formation des médecins et pharmaciens.

Plus de 400 000 postes sont prévus d’ici 2030 dans le secteur. Des formations courtes comme ambulancier ou aide-soignant (12 mois) sont accessibles aux adultes en reconversion, avec des dispositifs de financement adaptés.

Le BTP : des formations techniques recherchées malgré les défis

Le secteur du bâtiment et des travaux publics manque de main-d’œuvre qualifiée. Malgré la baisse d’activité, 40 % des entreprises peinent à recruter. L’image de pénibilité et les conditions de travail difficiles freinent les candidatures.

Les métiers de couvreur, maçon ou charpentier s’apprennent via CAP, Bac Pro ou formations adultes. Le CAP Maçon prépare en deux ans. L’Afpa propose des parcours accélérés de six mois, avec 81,7 % d’accès à l’emploi.

  • Certifications RGE, Qualibat et Valobat pour l’efficacité énergétique
  • Métiers en tension : maçons, couvreurs, chefs de chantier
  • Formations CAP à BTS en plomberie, électricité et géométrie
  • Évolutions réglementaires : isolation thermique et matériaux innovants
  • Compétences transversales : soudure, tuyaauterie, maintenance mécanique

Le chef de chantier accède au métier via Bac+2/3 ou expérience. Le titre professionnel de l’Afpa dure six mois. Avec 83,3 % de réussite, il débouche sur un salaire moyen de 1 800 € net mensuels.

L’apprentissage offre une expérience rémunérée sur chantier et formation théorique. Les entreprises forment leurs futurs salariés. Le secteur signe 90 000 contrats annuels, devenant un des premiers employeurs d’apprentis.

L’Observatoire des métiers du BTP étudie les difficultés de recrutement. Sa journée 2023 a réuni 242 professionnels pour discuter attractivité et solutions. Les métiers restent stratégiques malgré les défis.

Maintenance industrielle : des techniciens aux compétences pluridisciplinaires

Le secteur manque de techniciens qualifiés. Les formations peinent à suivre les évolutions technologiques (automatisation, maintenance prédictive). Plus de 1 000 postes restent non pourvus en France. Les départs à la retraite et l’image peu valorisante du métier aggravent la tension.

Les diplômes en maintenance électrique incluent CAP/BEP à Bac+2. Le BTS électrotechnique prépare aux lignes haute tension. Un débutant gagne 1 802 € brut mensuels. Les spécialisations couvrent l’électronique industrielle, la robotique et les systèmes CVC.

Les formations mécaniques proposent des titres professionnels ou DEP. L’Afpa forme en 1 120 heures au diagnostic de défaillances. Le taux de réussite est de 89,2 %. Les modules incluent le câblage d’armoires électriques et l’analyse de vibrations.

L’industrie 4.0 impose des compétences en IA, IoT et cybersécurité. Le Master Industrie 4.0 de Lille intègre programmation robotique et intelligence artificielle. 77 % des employeurs prévoient de former leurs équipes à l’IA, avec une demande accrue en codage.

Les formations continues incluent le Titre Professionnel Technicien Supérieur de Maintenance Industrielle. Des Certificats de Spécialisation (CS) existent en hydraulique ou pneumatique. 90 % des entreprises jugent ces formations adaptées aux besoins du secteur.

Les reconversions vers la maintenance industrielle sont facilitées par des formations accélérées. L’Afpa propose des parcours qualifiants avec 83,2 % d’accès à l’emploi. Les compétences transférables (rigueur, analyse) sont valorisées, même sans expérience préalable dans le domaine.

Informatique et télécoms : la course aux talents numériques

Le secteur numérique manque de candidats qualifiés. 64 % des projets de recrutement sont jugés difficiles en 2024. Les métiers de la sécurité, du cloud et du développement sont les plus recherchés. La formation de 130 000 professionnels annuels est nécessaire d’ici 2030 pour combler le déficit.

Les formations universitaires (BUT, Licence) et écoles d’ingénieurs répondent aux besoins. L’école 3iL Ingénieurs inclut management et soft skills. La France forme 31 000 ingénieurs par an, mais 9 000 de plus sont nécessaires pour suivre la demande exponentielle du secteur.

FormationDuréeTaux d’insertion
Bootcamp Cybersécurité (Jedha)9 mois90 % des diplômés en emploi
Formation Cloud Computing6 à 12 mois85 % d’accès aux postes juniors
MOOC certifiants3 à 6 moisRenforcement des compétences techniques
Source : GEN_SCAN, l’Observatoire de l’emploi et de la formation numérique – Données 2024

Les métiers de la cybersécurité et du cloud computing attirent. Le bootcamp Jedha (450h) délivre un titre RNCP Bac+4. Le salaire annuel moyen d’un développeur cloud est de 112 781 $ aux États-Unis. Les compétences AWS et Azure sont prioritaires.

Le technicien télécoms suit des formations Bac+2/3 ou qualifiantes. L’Afpa propose un cursus en fibre optique avec 82,2 % de réussite. Le salaire débutant est d’environ 1 830 € brut mensuels. 15 000 postes en cybersécurité restaient vacants en 2023.

L’alternance permet d’acquérir une expérience pratique et de financer ses études. 80 % des alternants trouvent un emploi dans les six mois après leur diplôme. Les formations s’étendent du Bac Pro au Doctorat, couvrant systèmes, réseaux et développement d’applications.

Agriculture et agroalimentaire : renouveler les compétences clés

La pénurie de main-d’œuvre dans l’agriculture s’explique par la pénibilité, l’image vieillissante du secteur et les faibles rémunérations. Un tiers des agriculteurs sont proches de la retraite. Les métiers peinent à attirer les jeunes, malgré des compétences transférables valorisables depuis d’autres domaines.

Le BPREA prépare à l’installation agricole, couvrant élevage, cultures et gestion. Les formations CAPA au BTSA, via voie initiale, continue ou apprentissage, offrent des parcours progressifs. Les Chambres d’agriculture proposent des modules entrepreneuriaux pour la création d’exploitation.

  • Enseignement technique : CAP agricole, bac pro STAV (Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant) pour des bases solides.
  • Diplômes Bac+2 : BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) en productions végétales, agroéquipements ou gestion de la faune.
  • Bac+3 : Bachelor Agro, spécialisé en agriculture, agroalimentaire ou entrepreneuriat, délivrant le grade de licence.
  • Formations continues : Licences professionnelles, masters et doctorats pour des parcours avancés en agronomie ou vétérinaire.
  • Spécialisations : Productions animales, aménagement paysager, gestion de l’eau et commerce dans les filières agricoles et agroalimentaires.

Les métiers en tension incluent maintenance, pilotes de ligne et opérateurs. Les formations doivent intégrer des compétences techniques et comportementales. En Bretagne, 100 % des postes en maintenance sont en tension, illustrant l’urgence de l’adaptation des formations.

Le CAP cuisine est le diplôme de base pour devenir chef. Une expérience professionnelle significative est indispensable. Malgré les difficultés de recrutement (336 000 emplois nécessaires), seuls 3 % des cuisiniers gagnent plus de 3 000 euros.

Les formations en agroécologie enseignent agronomie, gestion des sols et pratiques durables. Elles couvrent rotations de cultures, couverts végétaux et préservation de la biodiversité sur 2 à 6 ans. Les initiatives écologiques sur les campus incluent des formations en agroécologie pour répondre aux enjeux environnementaux.

Services à la personne : entre besoins croissants et valorisation des compétences

Le vieillissement de la population et les mutations sociales amplifient les tensions dans les métiers à la personne. Plus de 67 000 projets de recrutement d’aides à domicile étaient prévus pour 2024, avec un taux d’insertion professionnel pouvant atteindre 71 % pour certains diplômes.

Les formations incluent le DEAES, le TP ADVF et le CAPa SAPVER. Le DEAES, accessible en 6 à 12 mois, prépare aux accompagnements quotidiens. Le CAPa SAPVER, adapté aux zones rurales, complète les parcours avec un ancrage territorial.

Diplôme/FormationsDurée de formationTaux d’insertion professionnelle
Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES)6 à 12 moisJusqu’à 71% des diplômés en emploi
Titre Professionnel Assistant(e) de Vie aux Familles (TP ADVF)Variable selon le niveau d’expérienceInsertion professionnelle facilitée
Mention Complémentaire Aide à Domicile (MC AD)Spécialisation post-diplômeRenforcement des compétences employabilité
CAP Agricole Services aux Personnes et Vente en Milieu Rural (CAPa SAPVER)2 ansAdapté aux contextes ruraux
Source : Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles – Données 2024

Les métiers paramédicaux exigent un diplôme d’État et un parcours sélectif via Parcoursup. Malgré des débouchés stables, le taux d’abandon en première année atteint 10 %, exacerbant la pénurie chronique de professionnels.

Les réformes suppriment le numerus clausus et diversifient les voies d’accès à la médecine. Le nombre d’admis en 2e année a bondi de 18 % depuis 2020, avec des postes d’assistants territoriaux prévus dès 2025.

Plus de 400 000 postes seront créés d’ici 2030 dans le secteur. Des formations accélérées (ambulancier, aide-soignant) permettent des reconversions rapides, avec un accompagnement personnalisé pour les adultes en transition professionnelle.

Les métiers en tension révèlent des opportunités où l’offre de compétences tarde à suivre. Santé, BTP, numérique : trois secteurs stratégiques où les formations accélèrent l’insertion. Pour les candidats prêts à se former, la pénurie devient une chance rare de construire un avenir en phase avec les besoins réels.

FAQ

Quel métier bien payé avec formation courte ?

Les métiers offrant de bonnes rémunérations après des formations courtes sont variés. Dans le secteur du bâtiment, le plombier peut rapidement atteindre un salaire confortable, notamment à son compte, après un CAP ou un titre professionnel. De même, le développeur web et le webdesigner, accessibles via des formations intensives ou des titres professionnels, peuvent espérer des salaires attractifs qui augmentent significativement avec l’expérience.

D’autres professions comme le consultant SEO, le gestionnaire de paie, ou le négociateur immobilier proposent également des parcours de formation courts débouchant sur des salaires prometteurs, souvent complétés par des commissions pour les métiers commerciaux. Ces opportunités démontrent qu’il est possible d’accéder rapidement à des carrières bien rémunérées.

Quel métier pour gagner 3000€/mois sans diplôme ?

Il est tout à fait envisageable de viser un salaire de 3000€ par mois, voire plus, sans diplôme spécifique, en misant sur l’acquisition de compétences pratiques et l’expérience. Des professions comme l’agent immobilier, le développeur full stack ou le consultant SEO, même si elles peuvent débuter avec une rémunération plus modeste, permettent d’atteindre des revenus élevés grâce aux commissions ou à l’expertise développée au fil du temps.

Des métiers manuels en tension comme le couvreur, l’électricien ou le plombier, ainsi que des rôles comme le commercial ou l’architecte d’intérieur, peuvent également générer des revenus substantiels pour les indépendants ou les professionnels expérimentés, prouvant que la valeur réside souvent dans le savoir-faire et la capacité à développer une clientèle.

Quels métiers indépendants sont en pénurie ?

Bien que le terme strict de “pénurie” ne soit pas toujours appliqué aux métiers indépendants, de nombreuses professions sont en forte demande et très recherchées, signalant une difficulté à trouver des talents qualifiés. Cela concerne notamment les technologies et le digital, avec des rôles clés comme le développeur web, le data scientist, ou l’expert en cybersécurité, essentiels pour les entreprises face aux défis numériques actuels.

Les secteurs du marketing digital, avec les consultants et les spécialistes SEO, ainsi que du bien-être (coachs, naturopathes) et de la création (graphistes, vidéastes), voient aussi une demande croissante pour des compétences spécifiques. Enfin, les secteurs émergents comme la transition écologique et la réalité virtuelle offrent de nouvelles opportunités pour les indépendants.

Comment financer sa reconversion professionnelle ?

Plusieurs dispositifs et aides sont disponibles pour financer une reconversion professionnelle, adaptés à diverses situations. Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un pilier, permettant de financer des formations qualifiantes ou des bilans de compétences. Pour les salariés, le Projet de Transition Professionnelle (PTP) offre la possibilité de changer de métier en conservant une partie de sa rémunération, tandis que le Plan de Développement des Compétences (PDC) et le dispositif Pro-A sont initiés par l’employeur.

Des aides spécifiques existent pour les demandeurs d’emploi, comme l’Allocation d’aide au Retour à l’Emploi Formation (AREF) ou la Rémunération des Formations de Pôle Emploi (RFPE). Le dispositif démission-reconversion permet de percevoir l’allocation chômage tout en se formant. Enfin, des soutiens sont prévus pour la création d’entreprise (ACRE, ARCE) et pour les personnes en situation de handicap via l’Agefiph.

Quelles sont les compétences transversales recherchées ?

Les compétences transversales, ou “soft skills”, sont des savoirs, savoir-faire et savoir-être mobilisables dans une multitude de contextes professionnels, et elles sont devenues essentielles pour l’adaptabilité et l’évolution des carrières. Les recruteurs recherchent activement des qualités comme l’autonomie, la prise d’initiative, la capacité d’adaptation et l’agilité, qui permettent aux individus de naviguer efficacement dans des environnements changeants.

La collaboration, l’esprit d’équipe et une excellente communication (orale et écrite) sont également primordiales pour interagir harmonieusement. À cela s’ajoutent des compétences organisationnelles (méthodologie, priorisation des tâches), cognitives (capacité d’analyse, résolution de problèmes complexes) et techniques (maîtrise des outils numériques), toutes contribuant à la polyvalence et à l’efficacité d’un professionnel.

Où trouver ces emplois en tension ?

Les emplois en tension peuvent être identifiés grâce aux listes officielles établies et mises à jour annuellement par le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. Ces documents recensent, région par région, les métiers pour lesquels les entreprises rencontrent des difficultés de recrutement avérées, offrant ainsi une carte précise des besoins du marché de l’emploi.

Ces tensions sont particulièrement marquées dans des secteurs stratégiques comme le bâtiment et les travaux publics (BTP), l’industrie, et de nombreux domaines de la santé (infirmiers, aides-soignants, médecins). D’autres professions fréquemment citées incluent les aides à domicile, les cuisiniers, et les métiers de l’hôtellerie-restauration, soulignant des besoins persistants en main-d’œuvre qualifiée.

Comment éviter l’abandon de formation ?

Pour éviter l’abandon de formation, une approche proactive et structurée est primordiale, en agissant à différentes étapes du parcours. Avant même l’entrée en formation, il est crucial de sensibiliser les candidats aux exigences et au volume de travail, et de leur fournir une information complète sur le programme et les conditions, afin d’assurer une bonne orientation et vérifier les prérequis.

Pendant la formation, un suivi individualisé et personnalisé est essentiel, avec des référents pédagogiques disponibles et un contrôle rigoureux des absences pour détecter les difficultés. Enfin, après la formation, l’évaluation des taux d’abandon et de leurs causes permet d’identifier les lacunes et de mettre en place des mesures correctives, contribuant ainsi à une amélioration continue des dispositifs.

Auteur/autrice

  • Je m’appelle Simon. Ancien étudiant en lettres, passionné par l’histoire des savoirs et l’université en tant que lieu vivant, j’ai créé ce blog pour mieux comprendre – et surtout mieux raconter – ce qu’est vraiment la Sorbonne. Entre patrimoine, vie étudiante, actualité académique et culture du Quartier Latin, j’essaie d’écrire avec rigueur mais sans jargon, en mêlant curiosité, clarté et envie de transmettre. Ce blog est pour moi un carnet de bord ouvert, entre exploration personnelle et partage collectif.

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